Attachez votre coeur avec de la broche

En attendant mes bagages, toujours a Phnom Penh, je me suis permise de visiter la ville. Elle présente certains points d’intérêts que j’aimerais vous partagez. A commencer par le plus dur. Mettez votre coeur de coté quelques instants.

Ce que j’appréhendais un peu en venant au Cambodge, c’est la dureté de leur histoire. J’étais au courant des atrocités s’étant passé ici il y de cela pas très longtemps et après ma grosse bulle de la Nouvelle-Zélande ( anyway péter du a la perte de mes bagages! ;)) je devais me lancer dans le passé de ce pays. C’est le lendemain de mon arrivée que je suis dit GO! J’ai combiné dans la même journée Musée Tuol Seng ( communément appelé Musée S21) et les killing Fields de Choeung Ek. Que nous appelerons Killing Field tout simplement. Ce sont 2 passages obligés pour quiconque vient au Cambodge.

Le musée S21 tout d’abord. Situé dans un ancien lycée, celui-ci fut transformé par les Khmers rouges en un centre de détention, de torture et d’exécution entre 1975 et 1979. Quand je vous disais que cela ne faisait pas si longtemps. Pour vous résumez rapidement et tentez de vous mettre en contexte, les Khmers rouges sont un mouvement politique fondé quelque part dans les années 50 et qui s’éteignit au tournant des années 2000. Ils prirent le pouvoir au Cambodge entre 1975 et 1979 et dès lors, changèrent complètement la société. L’idée principale était de vider les villes et envoyer les gens dans les champs et dans les régions afin de les assujettir plus facilement en les faisant travailler des heures de fou, sous une grosse chaleur et en rationnant leur nourriture au maximum. Juste qu’a 2 cuillères de gruau par jour, parsemé de quelques grains de riz. Le but était d’assurer une économie basée sur la production de riz mais surtout de faire du Cambodge un pays rural, sans classe de société, pas de riche,  pas de pauvre, pas d’exploitation. Les Khmers rouges ont aboli l’argent, les marchés, l’éducation, les propriétés privés, les styles vestimentaires, la religion, la culture. Les institutions également. Tout y passa. Destroy. Ils clamaient que seulement les gens purs étaient qualifiés pour la révolution. Ils ont évidemment emprisonnés et tués des miliers d’intellectuels et de résidents. Cette dictature fut périr au total 1,7 million de Cambodgiens soit plus de 20% de la population de l’époque. Et ici sur la rue, de nos jours, il est rare de croiser des gens de plus de 40 ans. Vous comprenez un peu mieux maintenant ma « peur » d’être bouleversé par leur histoire ?

Grosse parenthèse pour vous faire comprendre pourquoi le Musée S21 fut transformé en prison. C’est ici que les gens étaient amenés et torturés. Pour être tués. Je préfère vous montrez en photos de quoi il s’agit puisque cela se passe de mots.

Les règlements sans équivoque.

Lit ou les cambodgiens étaient installés, attachés, torturés.

La potence :  ont les attachaient par les poignets, les mains dans le dos. Ils finissaient par perdre connaissance. On leur plongeaient ensuite la tête dans un bassin pleins de vieille eau puantes et de résidus. Ils reprenaient connaissance et ont les torturaient a nouveau.

Pol Pot, le leader des Khmers Rouges.

Photos de victimes.

Ils étaient parfois isolés dans mes micro-cellules, attachés au sol comme des bêtes. Avec l’impossibilité de bouger dû a la courte chaine.

Sur certains buildings, des barbelés étaient installé pour éviter que les gens ne se tirent en bas pour se suicider.

A son pic, 100 personnes pouvaient y etre executés par jour. Sinon, quand cela n’allait pas assez vite (!!), ils étaient amené au killing field situé a environ 14 sud au sud de Phnom Penh. Ma deuxième visite. Grand champ ou les pires atrocités furent comises. Voyez l’arbre ou des enfants étaient battu et tués. Tenu par les pieds. Deuxieme picture.

Trous ou les corps étaient entassés.

Le dit arbre.

Des ossements retrouvés.

Le monument construit a la mémoire des victimes, suite a la découverte des klling fields.

Comprend des milliers de cranes. Catégorisés genre « personne entre 40 et 60 ans ».

Et des piles de vêtements ayant appartenu aux victimes.

Cela explique pourquoi j’ai eu la gorge seche toute la journée. N’ayant anyway pas envie de parler. Honnêtement en visitant tout cela, j’ai voulu pleurer ma vie. Ma saga de bagages (aussi enrageante soit-elle) me semblait bien secondaire. C’est dans ces moments d’une intensité ou on se considère chanceux. Tellement heureux d’etre vivant! Dans un pays sans tracas. Loin de moi l’idée d’être un peu lourde. Vous avez plutot l’habitude de voir ici les beaux endroits que je visite. Des trucs qui font plutot réver. Ce n’est pas tellement le cas ici mais c’était important tout de meme de vous en parler. Les Cambodgiens ont tout mon respect. Cette société est repartie de zéro au début des années 80 après ce génocide et tente de se bâtir un monde normal depuis. Ce que je trouve qu’il font avec brillot. Malgré que le pays est encore aujourd’hui si pauvre.
Je vous reviendrai sous peu avec la suite de mes visites de Phnom Penh. Le plus dur est passé maintenant et il y avait de bien belles choses. Plus positives celles-la !
Allez en paix.
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