Dans la dernière semaine

Au delà du Musée S21 et des Killing fields, j’ai visité plusieurs choses ici a Phnom Penh. Le premier jour, je suis allé voir le temple de Wat Phnom qui surplombe la ville. Faut le dire rapidement surplomber, il est a peine 27m de haut mais tout de même! Les gens y viennent prier pour la chance. C’est un endroit paisible. Tout en bas du temple duquel tu peux rapidement faire le tour, il y a Sambo l’éléphant. Emblème connu de Phnom Penh sur lequel tu peux faire un tour. Je me suis abstenu. Le temple abrite également le Wat Phnom Culture et Fine Arts Museum. Belle premiere immersion dans la culture cambodgienne, cela me permis de me tremper légèrement dans l’histoire passée et actuelle de la ville.
J’ai rencontré ici un belge qui est rapidement devenu mon ami, David. Lors de notre journée de visite commune, nous sommes arrêter faire une visite dans le temple bouddhiste Wat Ounaloum. Quartier général des bouddistes Cambodgiens. Dès notre entrée 2 monks ( moines) sont venu nous voir, nous parler, nous expliquer l’importance et la signification du lieu, etc. Rapidement, je me disais : ils veulent que nous fassions un don c’est clair. Et non!  J’ai compris qu’ils aimaient parler aux touristes pour…pratiquer leur anglais ! Ils étaient vraiment gentils et super patients avec nous. Je voulais prendre une photo du mien mais j’ai été trop gêner pour lui demander. Too bad. D’ailleurs, moment fort de notre journée, ils nous ont fait une cérémonie pour nous remettre un bracelet rouge. Symbole de chance et de protection pour les bouddhistes, nous avons chacun pu en avoir un. Le moine a tenu une petite célébration. Nous étions assis sur un petit tapis, silencieux, devant lui, les mains jointes. J’aurais aimé comprendre ce qu’ils disaient puisqu’il tenait sa main fermé devant sa bouche. En marmonant. Ensuite, il prenait les bracelets rouges, les trempait dans ce qui devait être de l’eau bénite et nous les attachait au bras. Finalement, il nous aspergeait  de la dite-eau avec un espece de fouet. Les yeux fermés, je dois avouer que je faisais un saut a chaque fois ! Vraiment cool!  Moi qui voulait justement me procurer un bracelet rouge ici pour immortaliser ce pays, j’ai eu droit a la remise ultime pour le mien!
Je suis aussi aller visiter le Palais Royal et la Silver Pagoda. L’édifice principal est beau, tout en architecture Khmers et la végétation environnante aussi  mais nous avons été décu du fait que plusieurs édifices étaient fermés aux touristes. Pour un cout d’entrée relativement important compte tenu de la valeur de l’argent ici, je me serais attendu a plus.
Tout étant a proximité, nous avons aussi pousser notre visite jusqu’au National Museum of Cambodia. Regroupement d’art, de sculptures et d’un joli jardin Khmers, je n’ai malheureusement pas de photos a vous montrer, elles étaient interdites.
Après avoir grosso modo fait le tour de la ville et toujours en attente de mes bagages, j’étais un peu tannée de me sentir “prise” a Phnom Penh en attendant des nouvelles  pour la suite des choses. Je vous passe les détails quotidiens mais tous les jours, j’étais dans le même tempo. Téléphone a l’aéroport “No News”. Téléphone a Jetstar “No News”. Téléphone a la compagnie d’assurance qui ne m’envoyait pas le dit formulaire pour la réclamation. Cherche des infos sur internet.  Cherche comment avoir accès au bon département de Jetstar pour les plaintes ( impossible a faire!). Cherche a rejoindre l’aéroport de Singapore moi-même pour faire bouger les choses. Bref, une vive impression de tourner en rond et que rien n’avance. Je me suis donc permise de m’exiler pendant quelques jours sur la cote Sud-Ouest du Cambodge, lieu de plage, d’iles, de bars et de relaxation. Je voulais décrocher et me changer les idées.
J’ai donc pris le bus pour me rendre a Sihanoukville ou j’y suis resté 2 jours. J’ai fait la rencontre d’une sympathique Australienne, Jess et nous avons passé pas mal de temps ensemble. Pris pas mal de bière aussi! A 0,75$ la bière! Jess étant assez festive ! J’ai par contre plus ou moins aimé Sihanoukville et Serendipity Beach. Je voulais voir par moi même mais j’aurais du aller vers les plages plus désertes. Ici, c’est rempli de backpackers qui ne veulent que faire la fête. Ce qui est bien en soi mais j’y venais dans le but de relaxer, pas me coucher a 5 hr du mat. D’ailleurs, je me suis poussé en douce le premier soir avec Jess qui est resté veiller avec des gars de Melbourne que nous avions rencontré! Ben quoi ! : ) C’était aussi un peu tannant de toujours se faire harceler sur la plage. Quand ce n’est pas les enfants qui viennent te vendre des bracelets, c’est un autre qui veut te vendre des fruits, c’est un handicapé qui a visiblement perdu ses jambes qui te quête assis direct sur le sable, c’est un gars qui veut te vendre un package pour les iles…. Tu es sans cesse en train de dire “ no, no, no, no thanks”.
Après 2 jours, j’étais prête a aller un peu plus loin pour voir la ville de Kampot. La on tombe dans le Cambodge plus rural. Ce que j’ai bien aimé voir !  C’était hyper tranquille. Ville avec une architecture d’inspiration francaise. Mal restauré voir négligé mais quand même. J’ai pas haîs ca. Il est possible de longer l’eau d’ou j’ai pu apercevoir un magnifique couchée de soleil. Il n’y a pas une masse de chose a faire a Kampot mais ca tombe bien, je voulais ne rien faire ! Tel qu’écrit dans mon Lonely Planet : “This is not a place where you come and do, but a place to come and feel”. All right ! Parfait pour moi. J’y suis resté 2 jours et j’y étais bien. J’ai pris du temps pour moi. J’ai écrit, j’ai lu, j’ai fait de la photo. Love it ! J’ai même poussé l’audace a me payer un massage fait par des blinds people ( c’est partout comme cela ici) pour un beau 3$ de l’heure !!! Laissez moi vous dire que ca pèse fort ces petits Cambodgiens la! Un coude enfoncé dans le dos, ca décoince! Ce fut vraiment bon…mais par après ! 🙂
A ma dernière journée, je me suis booké un tour de tuk-tuk (moyen de transport fait d’un motorbike a l’avant d’où est attaché un chariot pouvant transporter des gens. Plus confo que juste un motorbike pour des longues distances). Nous avons parcouru les 30 km séparant Kampot de la ville de Kep, petit village de pêcheur tranquille où j’ai pu aller visiter une plantation de poivre. Le poivre de Kampot est connu mondialement et c’est en fait, le seul produit exporté du Cambodge. Il fut un temps avant la guerre civile Cambodgienne ou tout les restaurants de Paris qui se respectaient avait sur leur table du poivre de Kampot. Alors je suis allé dans une plantation vraiment perdue dans les champs ( l’enfer!) pour y voir des vignes de poivres, de mangues et de durian.
Bien intéressant! J’aurais aimé en savoir plus mais mon guide et les hôtes ne parlaient pas vraiment anglais et j’étais seule alors j’ai pu déduire le processus de fabrication par certaines affiches mis sur les murs de la petite cabane.
J’ai passé le reste de ma journée sur la plage de Kep où j’ai découvert un concept vraiment cool : des hamacs publics! Oui m’dame ! Tous accrochés sous des toites protégeant du soleil, tu peux t’y installer bien confortablement. Tranquille. J’aime ca ! J’y suis resté pour écrire et lire.
Vraiment, ces quelques jours en “région” m’ont fait du bien. Je suis revenu a Phnom Penh hier soir pour la bonne nouvelle GM du jour et je me suis directement dirigé a l’aéroport pour vous-savez-quoi.
Je suis prête pour la suite de l’exploration ! Direction Nord du Cambodge et ce, dès demain matin !
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