Pourquoi partir ?

Pour fuir ? Aller à sa rencontre ? A celle des autres ? Pour suivre ces pulsions ? Sortir de sa zone de confort ? Chercher un sens  ?

Que de réflexions! Variable pour chacun en plus.

Une chronique intéressante de Marie-Julie Gagnon que vous retrouverez ici. Je vous encourage à suivre son blogue d’ailleurs, toujours riche en recommandations, conseils et inspirations.

New life

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La chance de voyager…

Je l’ai souvent dit verbalement : voyager n’est pas une chance. C’est un choix. Je ne compte plus le nombre de fois où les gens, avant mon départ et même pendant, m’ont dit « Tu es chanceuse! ». Possiblement sans trop réfléchir.

Cela n’a rien à voir avec le chance. Je ne l’ai pas gagné. Loin de là même.
J’aurais bien voulu remarque.

Ma réflexion vient du fait que je suis tombé sur un article du blogue www.lapageapageau.com qui justement, en parlait et vraiment, je seconde. Cliquez ici pour consulter l’article. Tout est une question de choix dans la vie. Si c’est réellement quelque chose qui vous intéresse. Faut faire les choix en conséquence et vous aussi, vous allez créer des jaloux!

Namaste Indien

J’ai reçu aujourd’hui une carte postale d’une amie chère à moi, directement de l’Inde. Quelle joie que cette personne ai pris le temps de m’écrire un mot de sa main. Cela m’a vraiment fait plaisir. Une surprise dans la boite aux lettres.

Quelque chose de personnalisé. Directement à mon attention. Senti.

Une belle et vieille habitude perdue.

6 septembre pour 6 septembre

Cette date, ca vous dit quelque chose ? Un rappel particulier ? A part les gens très proches de moi ou quelques freaks des dates parmi la foule, surement pas. Dans mon cas, il est dur de l’oublier. Déjà un an que je partais. Et oui, le 6 septembre 2010 au matin j’avais décollé de YUL pour la grande aventure. Je vous entend déjà dire « DÉJÀ?! ». Normal. Le temps passe si vite. A ce moment, je trouvais ironique le fait de débuter mon année de vacances la journée de la fête du travail. L’ironie a encore envie de jouer faut croire. Cette année, j’ai réintégrer mon appartement en totalité la journée de la fête du travail, 1 an après mon décollage. J’aurais voulu le faire, cela aurait été difficile. Note a moi-même : que de choses se sont passées dans cette année. Fin du regard vague. Retour, caméra, action!

Je dis « réintégrer en totalité mon appartement » puisque en vérité, j’ai eu les clés le 1 sept et depuis, j’ai laver (beaucoup), peinturé (énormément) et installé mes choses (prioritaires). Cela m’a prise ( avec de l’aide parentale évidemment) tout le long weekend. De gros travaux. J’ai eu quelques pensées pour les peintres industriels et gens de construction. J’étais courbaturé raide tous les matins a mon réveil. Malgré mon si jeune âge! 🙂

 

J’avais décidé de sous-louer mon appartement et vraiment je n’ai aucun regret. Tout a bien été. C’est un processus un peu lourd qui doit être planifié, organisé et suivi de près puisque l’on reste tout de même responsable mais dans mon cas, je le referais sans hésiter. Déjà le retour contient plusieurs défis alors d’éviter de se rechercher un appartement, de se meubler, de déménager au complet, c’est beaucoup. Dans mon cas, j’ai préféré conserver  intacte cette partie de ma vie. Ce semblant de stabilité. Ayant laisser mon travail, vendu mon auto et tout le reste que j’ai mis de coté le temps de mon périple. C’est tout de même une décision personnelle qui mérite réflexion si vous avez l’occasion de le faire.

 

Je reprend tranquillement pas vite le dessus et rassurez vous, mon frigo n’a plus l’air de ceci mais bien de cela :

Pour les jours, semaines et mois a venir.

Aujourd’hui 6 septembre fût ma première « vraie » journée de vie « normale ». Dormir dans mon lit, quitter pour le travail, revenir après ma journée de boulot et y passer la soirée. Une vraie journée de citadine. CHEZ MOI! Oui j’ai repris le boulot depuis plus d’un mois mais je vivais encore dans mes sacs, a moitié éparpillée dans ma voiture et surtout chez des amies qui ont eu la générosité de m’héberger depuis ce temps. Une transition temporaire, un retour progressif. Qui fut parfait. Là, j’ai l’impression d’être vraiment revenue et d’aller de l’avant.  Petits changements, grands avancements.

Trimbalant mes affaires depuis un an, ce fut une joie ( et un drôle de feeling) de remettre mes vêtements en petite pile dans mes tiroirs. Un soulagement. Comme un sentiment d’appartenance a quelque chose, quelque part. Un chez soi dans le sens large du thème et vraiment, cela n’a pas de prix. La différence se fait par rapport au quotidien mais surtout, dans la tête.

 

Je ne sais pas quand l’envie express de repartir me prendra mais en attendant, j’ai mon chez moi et j’y suis bien. Le large et la liberté me manquent c’est certain, je ne m’en cache pas, mais ne me chercher pas durant les semaines à venir, je serai dans mon cocon nouvellement décoré. Symbole d’un nouveau départ.

 

Retour avec un grand R (roulé ou non)

Et oui, toute bonne chose a une fin ! C’est venu le temps pour moi de remiser mon sac et de rentrer a la maison. Cela fait quelques semaines que je m’y prépare. On se sent comment ? Bien, confuse, mélangé, triste, heureuse, émotive, excité, fébrile, anxieuse, inconsciente, prête. C’est possible tout ca a la fois ? Un gros mix-feeling. Il faut bien savoir revenir. Je pensais bien tenir mon retour ultra-secret pour tous. Mon plan était établi depuis longtemps. J’avais une complice. J’aurais fait irruption a la maison familiale comme un cheveux sur la soupe. Sortie de nulle part. Revenir seule, un peu comme j’étais parti en septembre dernier. Après mûres réflexions, je me suis rendu a l’évidence que mon plan n’était pas a toutes épreuves. Mes parents devenaient de plus anxieux et attendaient mon retour impatiemment. De ne pas savoir quand je rentrerais, je crois que c’était pire. Mon désir de leur faire une surprise n’était pas aussi fort que leur joie de savoir quand je reviendrais et surtout, de venir me chercher eux même a l’aéroport. De recevoir un petit mot par courriel disant : « J’étais assise dehors et un avion passait dans le beau ciel bleu. Je pensais à toi. Est ce que je peux savoir ta date de retour ? ». Ca m’a donné le GO que j’étais sur la bonne voie en partageant mon « secret ».
J’ai donc mis le pied en sol Montréalais mercredi le 22 juin en soirée. Presque en même temps que l’été ! Que ce fut drole de revoir du hublot MA ville, MA province, MON aéroport. J’ai vraiment l’impression de boucler la boucle. Est ce que j’en reviens changé ? Je  ne sais pas. Surement. Je n’ai pas encore assez de recul pour le dire. Maintenant quoi ? Je suis descendu rapido a Québec. Et depuis, je dors. Reprend du sommeil. Fait de l’exercise. Essaie de revoir tous les amis. Essaie aussi de faire une chose a la fois. Pas si évident.
Je me repose aussi de mon décalage horaire , pas si terrible, et me permet de “réatterir” en  terrain connu. Je n’ai pas mon appartement a Montréal avant quelques semaines de  toute facon. J’ai envie de revoir tout le monde. Tout de suite ! Je sais que je  ne pourrai le faire tous en même temps alors une journée a  la fois. Sachez  que j’ai tous très hâte de vous revoir…en vrai !  J’appréhende un peu les  mêmes questions : ton endroit préféré ? Ton coup de coeur ? Des potins ? 😉  Mon coup de coeur overall restera la Nouvelle-Zélande. All the way. Mon campervan sur le bord du  lac Pukaki, tout juste a coté du Tekapo lake…c’était priceless. Quand je vais fermer mes yeux et m’imaginer dans un endroit paradisiaque, c’est là que je vais  me voir. Mon endroit préféré en Asie maintenant….tellement dur a dire. Chacun des  pays m’a apporté quelque chose de différent. Si j’avais a devoir vraiment en  isoler un je dirais la Thailande. De part sa diversité. Le nord et le sud c’est  deux choses. Il y a tellement a faire. Tellement d’île. C’est magnifique même si  c’est touristique. C’est abordable. C’est bon au goût. C’est facile. Je pourrais vous faire  des top 3 a l’infini. Top 3 des villes, top 3 des montagnes, top 3 des plages,  top 3 des temples, top 3 des gens, top 3 de la nourriture…..ca ne finirrait plus.
J’ai des milliers de  photos a classer maintenant. J’ai pris tellement de retard au courant de  l’année. J’avais de bonnes intentions de le faire au fur a et mesure. J’ai préféré en profiter que  de rester devant mon ordi. Faut pas m’en vouloir.  Ca viendra ne vous en faite pas. Vous verrez le tout passer  ici et sur facebook. Stay  tuned! En passant ceux et celles qui désirent se désabonner de la newsletter maintenant que le grand périple est terminé, je ne vous en voudrai pas.  Allez en paix. Sachez tout de même que le blogue survivra a mon voyage. J’ai encore quelques articles a partager suite a mon année mais j’ai bien l’intention ensuite de modifier légèrement sa raison d’être mais de le conserver en ligne. Sentez vous bien a l’aise

J’ai chéris chaque  journée de cette année. Pas une journée ne s’est passé sans que je ne me  considère chanceuse d’y être. J’ai tenté d’en tirer le meilleur. Certains jours  j’ai réussi, certains non. Il s’est passé tellement de choses.  Rencontré  tellement de nouveaux amis de partout. Chaque dollar investis dans cette année a  vallu la peine. J’ai maintenant devant moi une belle page blanche. Un retour a  bâtir.   Je vous avouerai que je ne sais pas trop par quel bout  prendre tout ca. Une chose à la fois j’imagine. Le reste suivra. On peut pas  tout faire en même temps. S’il y a bien quelque chose que je retiens c’est bien  : Go with the flow. Je me sens un peu comme avant de partir….la machine est en  marche impossible de l’arrêter. Je partais. Et bien maintenant la machine est en  marche, impossible de l’arrêter, c’est l’heure du retour. Faut se  laisser  porter.
Je vous remercie de m’avoir suivi dans cette aventure. J’espère vous avoir  divertis un peu. Un merci tout spécial aux gens qui ont partagé ma route. Merci  d’avoir été de si parfait compagnon : patients, ouverts, aventuriers et prêt a  tout. Chacun de vous, vous vous êtes placé parfaitement dans mon planning et ce  fut génial ainsi. Vous m’avez tous apporté quelque chose de différent. Nous  avons partagé quelque chose d’unique ensemble et je vous en remercie  profondément. Je n’oublierai jamais. Et soyez prêt a ce que de temps en temps, je vous écrive ou vous appelle pour vous dire : « Te rappelles tu de…. ». Vous serez les seuls a pouvoir comprendre. Merci 1000 fois aussi a mes parents qui furent mes gestionnaires a  distance. Sans eux, cela aurait été tellement plus compliqué. Vous êtes ouvert a  la technologie ( skype entre autre) a grandement facilité nos communications  quotidiennes. Je sais que cela n’a pas été facile pour vous mais vous avez été  fort et bon. Je vous en remercie infiniment. Cela n’aurait pas été possible  sans vous. Je me sens comme aux Oscars a faire mes remerciements…. 😀 . Je serai brève sinon ca  pourrait s’éterniser longtemps. Merci à tous ceux qui ont touché mon rêve de  près ou de loin. Je n’oublierai jamais. Maintenant….allez hop cascade!