6 septembre pour 6 septembre

Cette date, ca vous dit quelque chose ? Un rappel particulier ? A part les gens très proches de moi ou quelques freaks des dates parmi la foule, surement pas. Dans mon cas, il est dur de l’oublier. Déjà un an que je partais. Et oui, le 6 septembre 2010 au matin j’avais décollé de YUL pour la grande aventure. Je vous entend déjà dire « DÉJÀ?! ». Normal. Le temps passe si vite. A ce moment, je trouvais ironique le fait de débuter mon année de vacances la journée de la fête du travail. L’ironie a encore envie de jouer faut croire. Cette année, j’ai réintégrer mon appartement en totalité la journée de la fête du travail, 1 an après mon décollage. J’aurais voulu le faire, cela aurait été difficile. Note a moi-même : que de choses se sont passées dans cette année. Fin du regard vague. Retour, caméra, action!

Je dis « réintégrer en totalité mon appartement » puisque en vérité, j’ai eu les clés le 1 sept et depuis, j’ai laver (beaucoup), peinturé (énormément) et installé mes choses (prioritaires). Cela m’a prise ( avec de l’aide parentale évidemment) tout le long weekend. De gros travaux. J’ai eu quelques pensées pour les peintres industriels et gens de construction. J’étais courbaturé raide tous les matins a mon réveil. Malgré mon si jeune âge! 🙂

 

J’avais décidé de sous-louer mon appartement et vraiment je n’ai aucun regret. Tout a bien été. C’est un processus un peu lourd qui doit être planifié, organisé et suivi de près puisque l’on reste tout de même responsable mais dans mon cas, je le referais sans hésiter. Déjà le retour contient plusieurs défis alors d’éviter de se rechercher un appartement, de se meubler, de déménager au complet, c’est beaucoup. Dans mon cas, j’ai préféré conserver  intacte cette partie de ma vie. Ce semblant de stabilité. Ayant laisser mon travail, vendu mon auto et tout le reste que j’ai mis de coté le temps de mon périple. C’est tout de même une décision personnelle qui mérite réflexion si vous avez l’occasion de le faire.

 

Je reprend tranquillement pas vite le dessus et rassurez vous, mon frigo n’a plus l’air de ceci mais bien de cela :

Pour les jours, semaines et mois a venir.

Aujourd’hui 6 septembre fût ma première « vraie » journée de vie « normale ». Dormir dans mon lit, quitter pour le travail, revenir après ma journée de boulot et y passer la soirée. Une vraie journée de citadine. CHEZ MOI! Oui j’ai repris le boulot depuis plus d’un mois mais je vivais encore dans mes sacs, a moitié éparpillée dans ma voiture et surtout chez des amies qui ont eu la générosité de m’héberger depuis ce temps. Une transition temporaire, un retour progressif. Qui fut parfait. Là, j’ai l’impression d’être vraiment revenue et d’aller de l’avant.  Petits changements, grands avancements.

Trimbalant mes affaires depuis un an, ce fut une joie ( et un drôle de feeling) de remettre mes vêtements en petite pile dans mes tiroirs. Un soulagement. Comme un sentiment d’appartenance a quelque chose, quelque part. Un chez soi dans le sens large du thème et vraiment, cela n’a pas de prix. La différence se fait par rapport au quotidien mais surtout, dans la tête.

 

Je ne sais pas quand l’envie express de repartir me prendra mais en attendant, j’ai mon chez moi et j’y suis bien. Le large et la liberté me manquent c’est certain, je ne m’en cache pas, mais ne me chercher pas durant les semaines à venir, je serai dans mon cocon nouvellement décoré. Symbole d’un nouveau départ.

 

Correspondance

Melbourne, Melbourne, Melbourne. J’avais tant entendu parler de toi. J’ai bien l’impression que je devrai venir te voir a nouveau. Tu as fait ta cachotière et est resté bien camouflé dans tes grands nuages gris. Cela ne nous a pas empecher de t’explorer, parfois sous la grosse pluie froide, parfois sous une humidité un peu lourde. Je dois te dire que je t’ai trouvé plutot mignonne. On voit tout de suite que tu laisses aimer rapidement. Juste de la bonne grandeur, pas gros grosse, pas trop petite. Tu as un bon réseau de transport et fait un peu Prague avec tes tramways tout partout. Remarque tu as aussi ton large réseau de train qui complémente ton circuit de transport en commun. Sinon, tout se marche très bien. J’en sais quelque chose, c’est ainsi que je t’ai parcouru. Dans ton centre-ville mais également sur ta rive-sud, de l’autre côté de la Yarra River.

Je suis aussi aller voir ce que tu avais a offrir au niveau des emplettes. Et oui, je n’ai pu m’empêcher de parcourir tes outlets! Il nous restais encore une mini-envie de shopping mais tu nous as eu ma chère, nous étions crever, fatiguée, épuisée et a boutte a la fin de notre parcours. Nous avons atteint notre summum de shopping. Après cela, nous n’avions plus envie de magasiner. Tu offre aussi un beau mix de buildings. Anciens et nouveaux cohabitent, c’est fort joli. Nous nous sommes permis de piétiner le sol de ton Federation Square, le coeur de ton centre-ville et le lieu de nombreux rassemblements.

C’est d’ailleurs ici que nous avons vu sur tes écrans géants les images troublantes des inondations qui accablent présentement ton pays. Nous avons aussi pu apercevoir ton stade de criquet et je n’ose pas imaginer l’ambiance qu’il doit y avoir en ville quand tu le remplis ! Tout juste a coté de Fédération Square, nous avons longé la station de train Flinders, coeur de ton réseau de transport en commun. Ancienne station d’époque qui a conservé tout son charme d’antan.

Tu nous auras aussi permis de rencontrer une nouvelle amie Québécoise ! Hey oui, après nous avoir entendu parler ensemble Stéphanie et moi, elle s’est jointe a nous pour souper au courant de la semaine de même que pour nos visites en ville 2 jours plus tard. Elise Desmarais. Oui oui, elle même en personne ! Nous garderons d’ailleurs contact et il est probable que nous partageons un bout de chemin en Asie ensemble au printemps alors merci a toi de nous avoir permis de nous rencontrer.

Nous avons également été faire une petite visite a ton marché le plus populaire, le Queen Victoria market. C’est drôle puisque après m’avoir beaucoup fait penser a Prague au début, c’est plutôt a ma propre ville ensuite que tu m’as fait penser ! Mon petit Montréal a moi. Vraiment ! Alors ton Queen Victoria Market, c’était un peu comme mon marché Jean-Talon a moi…mais puissance 10. Il y a bien sur les fruits, légumes, fromages et charcuteries mais aussi une énorme portion de commercants vendant toutes sortes des choses ! Des bottes UGG aux tableaux d’artistes. Nous n’avons pas voulu t’insulter en passant plutôt rapidement mais tel que tu le sais maintenant, notre dose de magasinage était déjà a son maximum. Ca et le fait que nous voulions aussi aller voir ta célèbre prison, Old Melbourne Goal. Un peu ton Alcatraz a toi. Dernière allusion promis mais c’est vrai que par moment aussi, tu m’as fait penser a San Francisco. En fait, je crois que c’est cela que je retiendrai entre autre. Ton mix en terme de ville-soeur. Il y a les âme-soeur et les villes-soeurs. Toi t’es teamer avec San Francisco, Montréal et Prague pour moi. Un beau quatuor à cordes.

(Masque de Ned Kelly, célèbre criminel de l’époque. Aussitôt les gens pendus, ils faisaient des masques de leur tête. J’ai appris qu’une science existait durant ce temps, la phrénologie, et il croyait qu’on pouvait prédire les tendances criminelles de quelqu’un par la forme de son crâne. Le crâne étaient divisé en plusieurs zones et certaines prédisposaient a la criminalité. Il y avait même des spécialistes qui tâtaient les crânes des gens. Weird un peu hein ? Fin de la parenthèse)

Parlant de Prague justement, nous avions été mis en contact toi, moi  et un autre ami habitant Melbourne ( Tonio pour les intimes) via le célèbre Jean-René de St-Anselme. Le même qui m’avait également permis de rencontrer Tom a Singapour en Octobre. Tu te souviens ? Tom étant aussi le frère de Tonio. Tu me suis là dit ? Je sais, c’est un peu mélangeant mais l’important de ce que tu dois retenir c’est que le dit Tonio nous a hébergé chez lui pendant 2 jours. Nous avons souper ensemble aussi, en famille

Très accueillants, polis, gentils, généreux. Des hôtes fantastique. Nous avons eu avec eux beaucoup de plaisir. Chance a toi de les avoir sur ton territoire. Des gens a connaître!

Alors voilà, je dois te laisser maintenant. Je t’avais dit que je donnerais des nouvelles. Simplement te dire que j’ai aimé tes petites ruelles sympathiques et invitantes.

J’ai aimé tes murs de graffiti. Tu sais comment j’aime les photographier. J’ai aimé ton coté vieillot actualisé. J’ai ici en tête tes toilettes sous-terraines de 1920 en disant cela. Qui fonctionne toujours très bien et qui sont très propres pour des toilettes publiques. J’ai aimé ton soucis du design et ton coté coquet. J’ai aimé tous tes cafés et dieu sait qu’il y en a plusieurs. J’ai aimé tes différents quartiers. Fitzroy, St. Kilda qui me semblait vraiment bien. Malheureusement exploré sous les averses. Beaucoup de potentiel, c’est ce que j’en retiens.  Brunswick Street. J’ai aimé que tu me laisses partir sur un magnifique couchée de soleil. Tu savais que ca me plairait hein ? Comme pour laisser un beau souvenir de départ. T’excuser. J’ai aimé beaucoup de choses chez toi. Juste un peu moins ta météo lors de mon passage. Je sais que tu ne contrôles pas beaucoup cela mais j’ai l’impression d’avoir rencontrer un super de beau gars…la journée ou il avait les cheveux sale. Oui, je sais que mon allusion est bouetteuse mais je sais que tu comprends ce que je veux dire. J’ai bien l’intention de me réinviter, je n’ai pas le choix. Et je ne suis pas inquiète, je sais que tu me réaccueilleras a bras ouverts. Avec un gros soleil a la place du coeur.

Overnight in Tokyo

Tout d’abord, je m’excuse pour délai dans les posts du blogue. J’ai été prise dans le sprint de départ et n’ai pas eu le temps de m’installer devant l’ordinateur pour donner des nouvelles. Pour vous résumer les derniers jours, j’ai finalement libéré l’appartement et suis revenu a Quebec. Derniers blitz de courses, pack le sack, dépack le sac, coupe des affaires, pack le sac, dépack le sac, coupe des affaires, compresse,  test de poids, compresse, pack le sac, porte le sac. Préoccupation finale. Revérifie la liste. Au cas. J’ai tenté du mieux que je peux de m’en tenir a l’essentiel (pas celle de Ginette Reno, l’autre). L’avenir me dira si j’ai eu raison. Voici un peu les objets gagnants qui se sont mérités le voyage tout inclus en ma compagnie :

Une fois dans le sac et prêt a partir, ca donne environ cela :

J’ai également tenté de voir le plus de monde possible avant de partir, ce qui n’a pas toujours été évident. Les journées n’ayant que 24 heures. Vraiment, une course jusqu’à la fin. Doublé d’un mix-feeling particulier. Une hâte de partir et en même temps, une angoisse profonde. Parfois, je me sentais comme dans une machine qui avançait par elle-même. Le countdown arrivait et je ne pouvais plus rien faire. Mais 30 min après, tout était sweel, confiante, préparée. Une perte occasionnelle de perspective. Vraiment spécial comme émotion. Difficile a expliquer. Tellement changeante.  L’important c’est que j’ai réussi a passer au travers ces mois de préparatifs avec toutes ces nombreuses décisions. Pour le mieux.

Je suis remonté a Montréal samedi, mes parents sont venus me porter a Trois-Rivieres où mon amie Mélanie venait me chercher pour m’héberger durant les derniers 36 heures. Émotif et déchirant. Mais on a tous bien fait ca! 🙂 (Ca ira bien vous verrez!) Ces dernières jours ont été plus molo. Tout étant en place. La poussière (et le stress) pouvaient retombés. Après 2 mois de sprint final. J’avais besoin d’un mini break avant le départ alors ce fut l’isolement dans la belle ville de Mascouche. Merci encore une fois a Mel de m’avoir hébergé, nourrit, encouragée et surtout, surtout, de s’être levé a 1h45 du mat pour venir me porter a l’aéroport. C’est tu pas de l’amitié sincère ca!

Donc je suis partie clipin clopant lundi matin très tôt pour mon vol vers Chicago. Un petit avion régional d’American Airlines assurait le tout. 3 bancs de large vous voyez. L’agent de bord qui penche la tête de coté pour marcher. Montreal m’a offert un beau levée de soleil pour mon départ.

Rendu a Chicago, quelques heures en transit. A peine. Je me suis arrangé pour que Japan Airlines avec qui je voyageais conserve mes bagages enregistrés une fois a Tokyo. Je n’en avais pas besoin, j’avais avec moi tout ce qu’il fallait. Ils se sont donc organisé pour modifier mon numéro de tracking et c’était de toute beauté entendre l’américain dire dans les hauts-parleurs   »Nancy…Primonte »  afin de me confirmer que c’était ok. Pour ensuite me demander comment ca se prononce !

Embarquement avec Japan Airlines ensuite pour le plus long des vols. 13 heures.  En fait, cette journée du 6 sept n’existera pas vraiment pour moi. Avec le décallage + les heures de vol, j’atterris le mardi 7 sept en après-midi a Tokyo. Une journée disparue dans l’espace temps. Ca me fascine ces moments où tu es en déplacement et par le fait même nulle part a la fois. D’ailleurs, n’est ce pas plutôt ironique que mon année de break débute la journée de la fête du travail ?!

Bref, revenons en a mon vol. Ca bien été. J’étais près du hublot. J’ai mangé et surtout dormi. Vraiment beaucoup. Les dernières nuits n’ayant pas été très longues. Le pire je pense, dans mon cas, fût le dos. J’avais vraiment mal dans le bas du dos d’être assis pendant autant d’heures. De quoi avoir les fesses carrés. Je me suis levé a quelques occasions mais sans exagération. Je ne voulais pas déranger perpétuellement mes voisins de siège. Voisine qui d’ailleurs…fût malade 2 heures avant l’arrivée. Ca brassait par moments et j’avais remarqué qu’elle n’avait pas mangé son (deuxième) repas. Pas touchée du tout. Quand je l’ai vu s’enligner la tête dans son étui d’oreillé de cou….oulala. J’ai compris. Pas le fun. J’ai appelé l’agente de bord mais puisque nous étions en période de turbulences, elles étaient a leurs sièges avec ceinture bouclée et attendaient que ça passe. Parlant de passer, je vous passe les détails ( bon déjeuner!) mais bon, j’imagine que ces risques font parti des contre-coups d’aussi long vol.

Sur une note plus divertissante, je suis tombé sur Sex in the City 2 … en japonais ! Priceless! Je ne l’avais pas vu encore. Je sais, je sais, shame on me mais j’ai pas la vidéographie a jour trop trop. Vivement le non-verbal ! J’ai saisi  »Carrie » – jusque là, ca va bien- et  »Harigato ». A part ça niet.  J’en ai écouter la moitié quand j’ai (finalement) trouvé sur la tite-manette comment mettre ca en anglais! Hum, pas mal plus clair !

Finalement, nous sommes arrivés a Tokyo vers 14h15 heure local. L’aéroport de Narita étant en banlieu, du haut des airs, voici un peu la vue des champs que nous avions devant nous :

C’est fou d’ailleurs comment de l’avion, le sol ressemble a une maquette du ministère des transports. Sérieux ! Les petits arbres, les voitures microscopique, les routes, terrains de jeux….c’est fascinant. Moi j’trouve ca beau et ici les champs que nous avions dans une multitude de tons de verts, je les trouvais magnifiques.

Débarqué de l’avion, ils vous identifie avec vos empruntes de doigts et de pupille. Le tout sur un fond d’écran style word art. Et c’est pas donné au Japon! Les Yen, ca monte vite ca ! J’ai rapidement ramassé quelque chose a manger et j’avais besoin de petite batterie, hum. Tu fais des choix. Finalement, j’ai pris une navette pour mon hotel, le Nikko Hotel près de l’aéroport. Une petite chambre tout a fait correcte (et payée par Japan Airlines) me permettra d’avoir une bonne nuit avant d’entamer mon dernier vol demain pour Hanoi au Vietnam. Attendez moi!

Fini le complexe Montréal / Toronto au niveau de l’emploi

Article intéressant démontrant que la croyance populaire comme quoi Toronto serait une plaque tournante plus importante que Montréal pour avoir une carrière internationale est fausse. Reste que la ville Reine est toujours le coeur du milieu des affaires au niveau canadien, Montréal n’a pas a être gêner de son statut.

Les BD « Paul » version réel

Le magazine l’Actualité a fait un article sur Michel Rabagliati. Vous y trouverez des illustrations provenant des BD en parallèle avec l’endroit réel qu’à connu l’auteur dans son enfance et duquel il s’est directement inspiré.

Super intéressant.

Cliquez donc ici pour voir.

Plus d’informations sur l’auteur, cliquez ici et ici.

Les 7 doigts de la main

Je suis allé voir un spectacle dans le cadre du festival Complètement Cirque ce soir. Le tout présenté par les 7 doigts de la main. Cirque contemporain. Produit ici à Montréal.

http://7doigts.com

Leur thème « Cabaret » faisait honneur aux belles années dans les clubs. Blues, sensualité, spontanéité, festivités. Ils sont jeunes, beaux, bons. Corps de rêves. Drôle. Provenant de partout sur la planète et réuni ici a Montréal.

http://www.montrealcompletementcirque.com/spectacles/cabaret

Vraiment, j’aime beaucoup ce qu’ils font. Fait changement du Cirque du Soleil. A voir !